mardi 9 mai 2017

L'économie, la libre entreprise et l'écologie

Il arrive bien souvent quand on confesse être écologiste d'être taxé d'utopiste qui ne comprend rien à l'économie.

Evidemment, force est de constater que les partisans du modèle productiviste ont abouti à un résultat formidable. Les usines tournent à plein régime et le chômage a complètement disparu dans notre pays...

Si l'on y réfléchit bien, les modèles économiques promus aujourd'hui n'ont pas tant varié depuis le 19ème siècle.

Ils sont certes producteurs de richesses et d’opulence mais également de misère et de désespoir.

L'économie défendue par les écologistes ne consiste pas en une planification étatique et une nationalisation de toutes les grandes entreprises. 

Ce n'est pas non plus l'interdiction de la propriété privée et la collectivisation des moyens de production.

Mais une vrai concurrence où les critères sont définis en fonction de l'intérêt général!

N'est-il pas normal qu'une activité qui nuit à l'environnement soit davantage taxée qu'une activité respectueuse de la nature?

N'est-il pas logique qu'une entreprise dans laquelle les salariés sont également les associés bénéficie d'exonérations fiscales?

N'est-il pas évident que le prix des biens produits au mépris des conventions internationales doit être surenchéri par rapport à celui des biens fabriqués dans le respect des droits de l'homme?

La libre entreprise et la concurrence sont bénéfiques pour l'économie à condition que les règles orientent le marché dans la bonne direction.

La fiscalité doit donc avant tout être plus lourde pour les activités nocives à l'être humain et plus légère pour les biens et les services respectueux de notre planète et de nos concitoyens.

Rien de bien révolutionnaire là dedans mais juste un bon sens que n'aurait pas renié les économistes anglais du 18ème et 19ème siècle!

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