vendredi 27 janvier 2017

Interview

Interview par un développeur web et militant écologiste: François Wauquier.

François Wauquier: Que signifie être écologiste pour toi?

Tanguy Ruellan: J'imagine qu'être écologiste, c'est bien différent des clichés habituellement rapportés. A mon sens, s'engager pour l'écologie, c'est avant tout avoir une approche globale des problèmes à l'inverse d'une approche hyper spécialisée qui ne permet que de voir un aspect de la vie de la cité.

En réalité, il y a énormément de citoyens écologistes qui s'ignorent...  L'écologie c'est le respect de l'environnement mais aussi l'épanouissement de l'individu et la revendication d'une quête du bonheur.

Si je devais résumer en quelques mots l'écologie, je dirais pour simplifier qu'il s'agit d'une volonté de respecter les équilibres indispensables à une société harmonieuse...

FW: Pourquoi te présenter aux législatives dans la deuxième circonscription des Yvelines?

TR: Tout d'abord, j'habite dans cette circonscription que je connais donc bien. J'ai fait mes études à l'Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines et il m'a paru logique de m'engager là où je vis et où j'ai étudié.

Ensuite, dans mon métier d'avocat, j'ai vu un certain nombre d'absurdités, d'incohérences et de situations tragiques qui résultent de lois mal faites. Un député, c'est avant tout quelqu'un qui vote, amende et parfois propose des lois.

Si je me présente, c'est donc principalement pour porter du bon sens, du renouveau et bien sûr une vision écologique de la société au Parlement.

FW: Europe Ecologie Les Verts (EELV) est-il un parti comme un autre?

TR: Oui et non... Même si je n'ai pas vraiment de point de comparaison puisque je n'ai pas changé vingt fois de partis comme certains autres candidats. EELV est un parti horizontal, ce qui signifie que la culture du chef n'est ni développée ni encouragée.

C'est sans doute la raison pour laquelle on a parfois l'impression que ce parti n'avance pas. En réalité, c'est tout le contraire, son fonctionnement où tout remonte de la base lui permet d'avoir 10 ans d'avance sur les autres partis politiques.

Rappelons à ce sujet qu'EELV a été le précurseur des primaires en France, aujourd'hui repris par le Parti Socialiste et Les Républicains.

FW: Tu as déjà été candidat suppléant de Juliette Snitter aux législatives partielles dans la deuxième circonscription en 2016 (après la démission de Valérie Pécresse). Que retires-tu de cette expérience?

TR: Juliette est une personne incroyablement dynamique et c'était très instructif de mener cette campagne avec elle. Je me suis rendu compte à cette occasion qu'il y avait une réelle attente des électeurs sur des questions environnementales cruciales telles que:
  • l'extraction du gaz de schiste
  • les pesticides utilisés dans l'agriculture
  • les OGM

Cet hiver, les pics de pollution se sont enchainés dans la région parisienne et pourtant les exonérations fiscales dont bénéficie le gasoil ne sont pas remises en cause.
Juliette a fait une très belle campagne en faisant réfléchir sur ces thématiques, plus que jamais d'actualité.

FW: Etre élu correspond-il à une carrière ou à une mission temporaire?

TR:  Le mandat législatif dure 5 ans. Si l'on réfléchit bien, il s'agit déjà d'une durée très longue à l'échelle de la vie. Je suis favorable à la limitation du nombre de mandats pour une raison toute simple:
Il est peu probable que le débat parlementaire s'enrichisse de personnes qui sont restés trop longtemps sur les bancs de l'Assemblée. Au bout de 10 ans, je suis persuadé que l'on finit par privilégier une logique de parti (voire même son propre confort) au détriment de l'intérêt des citoyens.

FW: Que veux tu faire lors de cette campagne législative?

TR: J'aimerais m'imprégner des idées, des inquiétudes et des préoccupations des électeurs de la circonscription. Etre élu c'est avant tout représenter... Ca peut paraître idiot de le rappeler mais c'est pourtant la base de la démocratie.

Je ne prétends pas donner de leçons mais il me semble que bien souvent on a oublié quelques règles du jeu simples dans notre système politique.

Comment prétendre à une société plus juste et plus harmonieuse sans comprendre ce à quoi les électeurs aspirent profondément? 

J'aimerais donc faire une campagne un peu différente de celles dont on a l'habitude ; avec davantage de partage, d'écoute et in fine de propositions.

A cet égard, je suis persuadé que ces échanges me permettront de formuler une ou deux propositions de loi essentielles si je suis élu.

Une campagne législative ne doit pas uniquement être un moyen pour être élu! C'est au contraire un moment essentiel où les électeurs font part de leurs observations au candidat afin qu'il puisse les représenter du mieux possible.














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